7 règles SEO à ne plus suivre en e-commerce

17 octobre 2019

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Les règles SEO sont nombreuses et beaucoup sont considérées comme acquises, pourtant certaines ne sont plus obligatoires en 2019, en particulier pour l’e-commerce. Découvrez 7 optimisations que vous n’avez pas à suivre pour votre site eCommerce !

L’algorithme du moteur de recherche de Google est régulièrement mis à jour, entraînant des changements réguliers, parfois profonds, des règles SEO à suivre. On compte des centaines de critères à optimiser pour mieux apparaître dans les résultats de recherche organique, mais tous ne sont plus indispensables.

Découvrez 7 facteurs de référencement naturel qu’il ne faut pas nécessairement prendre en compte pour améliorer le positionnement de votre boutique en ligne.

1- Longueur d’URL

Il est acquis qu’il vaut mieux éviter des URL trop longues, signal jugé négatif par les robots des moteurs de recherche. Mais sur Google en tout cas, qui reste le moteur de recherche numéro un avec toujours plus de 90% de parts de marché, ce n’est pas important. Du moment que votre URL respecte la limite HTTP de 2083 caractères, vous êtes tranquille.

La corrélation entre la longueur de l’URL et le positionnement a été fait par de nombreux spécialistes, partant du principe que la page d’accueil et les pages catégories se positionnaient mieux et que c’était en partie lié à la taille de l’URL. Mais Gary Illyes de l’équipe Google a communiqué en 2015 que seule la limite HTTP importait.

Si vous avez la possibilité de créer des URL courtes, faites-le, cela reste plus agréable pour vos visiteurs et pour le suivi SEO, sinon ne vous souciez pas de l’impact que cela pourrait avoir sur le SEO : il n’y en a pas.

2- Multiple balises titres H1

L’organisation de votre contenu avec les balises HTML de votre page fait partie des critères d’optimisation on-page les plus connus, avoir une hiérarchie de balises titres (H1, H2…) cohérente en particulier. Mais selon John Mueller de Google, ce n’est plus un problème. Le format HTML5 implique souvent l’utilisation de plusieurs titres H1 selon lui, Google a donc cessé d’y prêter attention.

De manière générale, l’importance des titres H1 a décliné depuis quelques années, à cause de la sur-optimisation et l’utilisation excessive des balises H1 pour y stocker les mots-clés principaux. Avoir un H1 optimisé reste important, mais ne vous souciez plus d’en avoir plusieurs sur une même page si votre CMS ou votre site est construit ainsi, Google n’en tiendra pas rigueur.

3- Redirections 302, ou redirections temporaires

Les redirections 302 ne passaient pas le PageRank de Google, car temporaires et donc susceptibles de changer. Il était donc vivement conseillé de privilégier des redirections 301 (dites définitives) pour ne pas perdre de « jus SEO ». Or depuis 2016, Google communique que les redirections 302 passent le PageRank aussi bien que les 301.

Il y a des raisons de préférer les redirections 301, déjà parce qu’elles sont plus adaptées à une redirection qui est souvent définitive, ensuite parce qu’elle désindexe automatiquement la page redirigée, contrairement aux 302. Mais en aucun cas elles n’empêchent de faire passer le PageRank.

4- Longueur de la balise Title

Bien que la limite d’affichage des titres se situe autour de 70 caractères sur Google, les titres de produits e-commerce dépassent souvent cette limite et provoquent des alertes sur les outils SEO. Même chose pour les titres d’articles de blog.

La longueur du title peut être tronquée, cela n’aura pas d’impact sur votre positionnement. Il vaut mieux que vos mots-clés principaux soient au début de votre titre, pour indiquer le sujet de la page et avoir un meilleur taux de clics, aidant indirectement à mieux se positionner. Mais la longueur de la balise Title seule n’a pas d’incidence sur le référencement naturel.

Il faut de plus savoir que Google n’hésite pas à changer le title de votre page en fonction de la requête.

5- Longueur de la Meta Description

La meta description ne doit pas dépasser les 158 caractères en moyenne pour être affichée entière sur Google, le moteur de recherche pouvant de la même manière la remanier pour correspondre à la requête de l’utilisateur. Même si la meta description n’a pas d’impact direct connu sur le positionnement, il l’influence indirectement puisqu’il incitera les personnes qui font la recherche à cliquer – ou non.

La clé pour la meta description, tout comme pour la balise Title, est de privilégier la présence des mots-clés importants dans les premiers caractères, dans l’idéal avec un appel à action (call-to-action), plutôt que de se focaliser sur la longueur.

6- Ratio Texte / HTML

Le ratio texte/HTML est un critère que l’on retrouve dans quelques outils d’analyse SEO, calculant un rapport entre la quantité de texte et de code HTML sur une page web. S’il n’y a pas assez de texte et que le ratio est faible (en-dessous de 1 en général), l’analyse indique qu’il y a un problème qui risque de pénaliser le référencement de la page.

Or cela dépend de ce qui est présenté sur la page. En e-commerce, les pages catégories sont principalement composées d’images et de liens vers les pages produits, et il est difficile de faire autrement. Une page avec quelques dizaines de mots peut très bien être optimisée et ressortir en erreur dans l’outil SEO. Inversement, un article de blog long mais mal optimisé peut avoir un excellent ratio text-to-html.

Ainsi la quantité de texte sur une page n’est pas un indicateur d’optimisation SEO pertinent s’il est pris indépendamment.

7- Quantité de liens internes

Il est régulièrement déconseillé d’excéder les 100 liens internes sur une page web. Mais en e-commerce on sait très bien à quel point ce nombre peut être dépassé facilement. Amazon cumule plus de 300 liens internes sur sa page d’accueil par exemple.

Il vaut mieux privilégier un minimum de liens pour votre stratégie de maillage interne, mais cette règle de ne pas dépasser les 100 n’a pas de fondement. Du moment que vous pouvez le justifier par rapport à l’expérience client ou CX, par exemple en rajoutant de nombreux liens de catégories et sous-catégories dans le menu, le nombre de liens internes importe peu.

 

Les 7 facteurs de référencement naturel cités sont donc pour la plupart obsolètes, ou n’ont pas l’impact annoncé sur le positionnement. Mais ils permettent parfois d’améliorer le taux de clics ou l’expérience utilisateur, il est donc prudent de ne pas juste les considérer pour leur apport en SEO avant de décider de s’en soucier ou non.

Source : Practicalecommerce.com – Jill Kocher Brown